DANSE AVEC LES OMBRES
Au bal de la lumière,
Rendre corps à l’âme,
Et le sourire aux lèvres.
Refouler les GIR,
Les yeux s’illuminent.
Mon nom est une personne.
Quand la pesanteur se fait grâce,
Parce que la musique élève,
Parce que l’autre contemple.
Le chant des mondes.
Ce diagramme figé dans sa rondeur sentencieuse,
Se disloque en arabesques,
Avec Françoise, Claire et Sylvain.
La danse se joue des GIR,
Les mouvements se font mots,
Le boléro tait les maux.
Dans le don de soi au regard des siens,
La transcendance.
Les corps se mêlent,
Les corps s’effleurent,
Les corps s’étreignent,
Les corps se portent.
Echange des regards.
Les bras se tendent,
Vers ces corps émoussés,
Dessaisis par les dictats.
Il y a là tout près d’eux,
Ceux qui savent et ceux qui aiment.
Cette autre dimension nommée dépendance
Déploie toute sa poésie
La densité de son histoire.
Cette danse jette la lumière,
Sur notre dépendance,
Parce que sans eux, il y a le vide.
Corps à corps pour signifier :
La tendresse,
Le respect,
La reconnaissance,
L’échange,
L’héritage.
Socle de toute humanité.
Danse où l’ascendance prend tout ses sens.
Nos aînés nous ont construits.
Encore et toujours ils ont à nous transmettre.
Danse qui fait sortir le papillon du scaphandre,
Parce que la musique a su dilater la chrysalide.
Merci à vous les résidents courageux et beaux.
Merci à tous ceux qui ont fait prendre corps à ce rêve.
Pour ces moments trop rares et pourtant si pleins et si précieux,
Ces moments si intenses qui nous donnent à espérer,
La quatrième dimension, le temps du rêve.
Le 14 juin 2011, pour le spectacle « 1728 », initié par Françoise Tamalet, animatrice en Creuse.