ACCORDEON
A ma tante et son père musicien connu
Accordéon, accorde nous cette valse.
Valse à l’envers, valse à l’endroit.
Accordéoniste magicien d’un soir,
Qui ré enchante le quotidien.
Accordéon.
Accords,
Pour des corps à corps.
Corps qui tournent et virent,
Virevoltent dans un maelstrom,
Emportés par tes accords irrésistibles,
Tels des papillons en nuée,
Venus s’abreuver sur une flaque finissante.
Les corps s’effleurent,
Mêlant les effluves,
Jusqu’à l’ivresse, jusqu’au vertige.
La passion enfle,
Les regards s’enflamment.
Cœur à cœur,
Les yeux dans les yeux,
Nul ne peut les séparer.
Engourdis par la mélopée,
La musique les enveloppe pour les chavirer.
Ils ne font plus qu’un sur la piste,
Piste d’envol vers le septième ciel.
Accordéoniste tu les hypnotises,
En faisant valser les notes,
Avec tes doigts agiles qui glissent ou courent sur les boutons,
A la force de tes bras, l’instrument ondule comme la houle,
Les portant sur les vagues de la passion
Dans un mouvemenet de flux et de reflux.
Valse à plein temps valse à mille temps,
Valse qui traverse les temps,
Pour écrire l’histoire.
Accordéon complice d’Eros.
Dans ta musique,
Des couples s’assemblent pour la vie à la mort,
Des couples se cherchent encore et encore,
Quand d’autres se déchirent.
Sur la piste les derviches valseurs étourdissent le spectateur.
Valse du temps qui coule,
Dans la douceur des notes,
Loin du tumulte du monde.
Accordéon ta musique nous enivre,
Pour libérer de la monotonie et des aléas,
Oublier les affres existentielles,
Pour apaiser les chagrins.
Accordéon qui accorde les gens dans l’harmonie de la danse et de la liesse.
Mais la valse n’a qu’un temps,
Accordéon,
Quand tu te tais tu nous laisses pantelants et hagards.
Vivement samedi prochain !